28.07.2011
James Bond : Strasbourg, l'Alsace, l’Europe
Si le mythe de 007, l’agent secret le plus connu au monde, a longuement fait l’objet d’études et d’analyses, si chacun a son « James Bond », film ou acteur favori. Personne n’a jusqu’à présent évoqué le rapport de James Bond avec Strasbourg et l’Alsace. Une mission que l’auteur de ce blog se permet de relever.
La 22ème aventure du Commander Bond, Quantum of Solace a été tournée en partie à Bregenz, sur le Lac de Konstanz, voilà qui finalement nous rapproche de Strasbourg. Là, j’imagine certains lecteurs s’interroger (pourtant nous leur promettons, nous n’avons pas (encore) abusé du Martini Vodka « shaken, not stirred » que Daniel Craig ne reconnaît même pas dans le dernier opus des aventures de 007). Quel serait donc le rapport de James Bond avec Strasbourg, l’Alsace, la Choucroute. S’il n’en est rien pour ce met pourtant délicieux, pour le reste, il en va tout autrement.
Ainsi et au risque de vous surprendre, Strasbourg et l’Alsace ont une place importante dans l’ensemble de l’œuvre écrite de Ian Fleming mais aussi dans la vie de ses personnages.
De Strasbourg, Ian Fleming fait ainsi déjà une capitale européenne, lieu de bien des enjeux politiques et sociaux et donc carrefour de bien des agents. A la manière de Vienne, Strasbourg est placée au cœur d’une Europe issue de la seconde guerre mondiale et elle en est naturellement une capitale. Fleming était-il européen dans l’âme ? Agent secret au cœur de la guerre, on peut le penser.
Ian Fleming fait ainsi de Strasbourg un lieu important pour ses personnages. « Le Chiffre », très présent notamment dans Casino Royale, est le trésorier du "Syndicat des Ouvriers d'Alsace", contrôlé et manipulé par l’organisation SMERSH. Habite-t-il la capitale alsacienne ? Tout laisse à le penser ...
Acronyme de « « Smiert chpionam ! », « Mort aux espions ! », cette branche du KGB deviendra l’ennemi intime de Bond avant d’être remplacée par l’appellation Spectre, qui eut le mérite d’éviter plus de batailles diplomatiques avec l’ex-URSS. On est alors en pleine guerre froide, faut-il le rappeler.
Si l’on plonge ainsi dans les notes de Ian Fleming, on apprend que James Bond est en Alsace dès 1946 où il gère et surveille des opérations de contrebandes entre Strasbourg et l’Allemagne, entre Est et Ouest. Sorti de la Marine, il travaille à l’époque pour le « Secret Service » où il fait ses premières armes, « une routine », bien avant la licence « 00 » et son permis de tuer.
Dans la version écrite d’« Au service secret de sa majesté », le 27 décembre 1961, il loge ainsi à l’Hôtel Maison Rouge et le lendemain, les hommes de Marc-Ange Draco, chef de l'Union corse, l’emmènent vers un château situé, lui « non loin de Strasbourg », mais plus vraisemblablement en Suisse. D’autres missions passent encore par Strasbourg. L’Alsace est aussi mentionné dans les versions cinématographiques de James Bond, ainsi dans « Jamais plus jamais ». Là, Sean Connery ne séduit-il pas son invitée avec, en plus de son charme, une terrine de foie gras …. « de Strasbourg », allusion à la ville dans laquelle fut inventé ce délice dans les années 1870.
Qui se souvient aussi qu’une scène d’un James Bond des années 80, "A view to a kill" avec Roger Moore nous semble-t-il, fut tournée à la Petite France ?
Tout cela en attendant un nouveau tournage qui partirait, pourquoi pas du Château du Haut-Koenigsbourg, une course poursuite sur la Route des Vins d’Alsace, un déjeuner à Strasbourg ou une soirée dans l’inoubliable casino de nos voisins de Baden-Baden. On est transfrontalier ou on ne l’est pas ?
Voilà de quoi vous inviter à découvrir ou à redécouvrir, en les lisant, l’ensemble des romans du père de James Bond. James Bond aime donc l’Alsace, l’Alsace peut aimer James Bond et si l’on en croit les files d’attentes dans les cinémas alsaciens, cette mission là est déjà accomplie.
Sources :
- les œuvres complètes de Ian Fleming
- Ian Fleming's James Bond: Annotations and Chronologies for Ian Fleming's Bond Stories par John Griswold
Texte libre de droits sous réserve de mention de la source : (www.redact.fr) et de demande d'autorisation.
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04.03.2011
Fermes de contenus et référencement, Olivier Andrieu répond à Red-Act
Olivier Andrieu est une référence, si ce n’est « la » référence SEO en France. Consultant SEO indépendant dans le domaine de l'Internet, créateur de la société Abondance et du site www.abondance.com, cet ingénieur Supélec, spécialisé en télématique et système d'information fut aussi chef de projet Internet et responsable de la veille technologique dans le domaine des télécommunications au sein de l'Adit (Agence pour la Diffusion de l'Information Technologique) à Strasbourg. Basé à Heiligenstein, il est à la tête du du "Réseau Abondance" et l’auteur d’une " une quinzaine de livres sur l'Internet. Pour Red-Act, il a bien voulu répondre à quelques questions d’actualité
Red-Act : Olivier Andrieu, Google vient de lancer la chasse aux « fermes de contenus ». C’est quoi une ferme de contenus ?
Olivier Andrieu : Le coeur du problème se trouve en effet dans cette question : la définition de ce qu'est une "ferme de contenus". Et la réponse n'est pas évidente. Disons qu'il s'agit d'un site web proposant une quantité astronomique de contenus, rédigés par des freelances sans grand souci de qualité et d'exhaustivité, sur des sujets porteurs et demandés en masse par les internautes sur les moteurs de recherche.
Red-Act : Les fermes de contenus repoussées dans les profondeurs de Google, c’est une bonne chose pour les sites de qualité et les créateurs de contenus originaux et de qualité. Comment accueillez-vous la nouvelle ?
Olivier Andrieu : Oui bien sûr, c'est une bonne chose, mais ce n'est que le début du travail de "nettoyage" que doit entreprendre Google pour son index, avec encore de nombreux "scrapers" (voleurs de contenus originaux sans leur consentement), "agrégateurs" (récupérateurs de bribes de contenus un peu partout pour créer des illusions d'articles originaux), "spinners" (réécriture automatique d'articles "scrapés"), j'en passe et des pires encore. Le spamdexing (fraude aux moteurs de recherche) est devenu un vrai fléau et Google a actuellement beaucoup de mal à l'endiguer...
Red-Act : Au-delà de cette nouvelle, pensez-vous que les autres moteurs de recherche vont s’aligner?
Olivier Andrieu : Certainement, mais les autres sont moins touchés par ce phénomène, puisque Google est, de loin, le leader mondial de la recherche. C'est un peu la même problématique avec les virus sur Mac, quasi inexistants aujourd'hui. Mais si un jour les Macintosh détiennent plus de 30% du marché mondial des ordinateurs, les virus pourraient bien aflfuer sur cette plate-forme... Le seul challenger mondial de Google est Bing, en tout cas aux États-Unis (en France, la situation est plutôt de l'ordre du monopole) et, un jour ou l'autre, il pourrait bien avoir à gérer, lui aussi, ce problème...
Red-Act : Quels sont les conseils (en dehors de la consultation naturelle de votre site) que vous donneriez aux entreprises et PME qui veulent gagner en visibilité et en référencement aujourd’hui ?
Olivier Andrieu : Là, c'est plus compliqué de répondre en quelques lignes, mon dernier livre sur le sujet fait près de 600 pages :-). Le meilleur conseil que je puisse donner, c'est d'aller lire le site www.abondance.com qui regorge d'informations sur le sujet :-))
Merci d’avance !
Entretien Exlusif par Red-Act-Communication - [Stéphane BOURHIS]
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27.01.2011
Sherlock Holmes à Strasbourg : en 1891 et 1939 déjà.
Du 2 au 4 février prochain, 250 figurants et de nombreux chevaux participeront, dans un décor savamment reconstitué à la scène d’ouverture du nouveau Sherlock Holmes. Il semble que les acteurs fétiches de soient pas de la partie. On saluera l’originalité du décor poussé jusqu’à l’installation d’enseignes en langue allemande, car l’Alsace était ville d’Empire au moment où se déroulent les faits.
Comme nous avons souvent eu l’occasion de le dire, Sherlock Holmes et le Docteur Watson, eux, ont connu Strasbourg.
Dans l’œuvre originale de Conan Doyle d’abord où ces derniers passent par celle qui n’est pas encore la capitale européenne le 27 ou le 28 avril 1891. C’est dans la salle-à-manger d’un hôtel (certains prétendent que cela pourrait être un winstub) qu’Holmes apprit l’arrestation de la bande de son ennemi. Il poursuivra ce dernier le lendemain jusq’aux chutes de Reichenbach.
Hors du canon "holmesien", il y a bien sûr le livre de Jacques Fortier. Dans Sherlock Holmes et le mystère du Haut-Koenigsbourg, le celèbre enquêteur veut comprendre l'attachement de l'Empereur à ce château alsacien.
Moins connu, un continuateur posthume de Conan Doyle publia en 1981 « The Curse of the Nibelung » sous le nom de plume de Sam North. Il fait évoluer le détective dans les années 39-40. Winston Churchill fait alors enquêter sur Holmes & Watson sur la trace de la disparition d’agents allemands à la recherche d’une formule secrête. En route vers un festival Wagner à Nurenberg, Holmes ressout un crime dans un château à Strasbourg avant de prolonger celle-ci dans la maison d’un chocolatier allemand et de finir prisonnier.
Article libre de droits, sous réserve de mention de la source : www.red-act.com
Note de Red-Act : Envie de relier la petite histoire à la grande, de chercher l’originalité, les bons mots pour bien communiquer, Red-Act connait l’histoire de l’Alsace et les histoires qui parlent d’Alsace. Vous avez besoin d’autre chose que de « la com », contactez nous.
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29.12.2010
Storytelling : et la culture générale bordel !
« Il faut raconter une histoire ». Le culte du storytelling s’est emparé de la communication. Raconter une histoire, oui, mais pas n’importe quoi. Tout se prête à être écrit et raconté… pour cela, faites appel à un vrai rédacteur, mais pensez aussi à aller plus loin.
Tenez, je découvre qu’une agence de communication que j’aime beaucoup (Soleil Noir) est désormais localisée à Paris, rue du Mail.
Un geek se féliciterait de la modernité de la mairie qui a su donner un nom moderne à une rue de sa ville et rendre hommage à la technologique. Il vanterait le choix de l’adresse par cette agence digitale et la qualifierait de « hype », a minima.
Mais l’histoire est autre. A l’origine, un mail est une large allée plantée d’arbres, le long de fossés, de fortifications ou de remparts. C’était surtout l’endroit où l’on jouait, en général, au jeu de mail. Ce jeu de quilles au maillet, originaire de Gascogne. Songez que même Martin Luther trouvait le jeu acceptable puisqu’il pensait que chaque fois que l’on abbatait une quille, on effaçait un péché.
Rien à vous donc entre le « mail » que l’on s’écrit aujourd’hui et celui que l’on envoie alors cogner les quilles. Entre petites histoires et Histoire, pourtant, parfois les choses s’entrechoquent. Sachez néanmoins que le jeu de mail renaît aujourd'hui de ses cendres. Il fut sans doute l'ancêtre d'un autre sport bien "gaulois" : la pétanque.
Note de Red-Act : Vous souhaitez faire rédiger l’histoire de votre ville, de votre entreprise, vous êtes situés en Alsace. Contactez-nous.
09:00 | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : soleil, noir, rédacteur, red-act, mail, jeu, quilles, alsace, sports, histoire, storytelling |
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25.10.2010
Conception, rédaction : le poids des mots
« Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ». Ce proverbe oublié pourrait, sauf le respect que nous portons aux travaux des graphistes, développeurs et designers, incarner en partie une philosophie qui a alimenté le monde de l’internet. Aujourd’hui, avec le poids du référencement et l’augmentation du temps de lecture, on soigne enfin le contenu. Des raisons de se réjouir pour un concepteur rédacteur.
Red-Act fait partie des agences qui, en Alsace, à Strasbourg, attirent une attention toute particulière sur le contenu. Tout d’abord parce que c’est notre métier (lié à la conception et à la rédaction), mais aussi parce qu’un rédacteur, une rédactrice conforte, avec son travail, des axes d’impacts recherchés et incontournables, parmi lesquels :
L’histoire et la renommée : Au cœur du rédactionnel, un contenu écrit de qualité porte une marque. Il en raconte l’Histoire et en porte l’univers. Or, on sait aujourd’hui qu’une partie des renommées se construisent sur les vertus du « storytelling ».
La présence et l’image de marque : Le rédactionnel permet de donner vie, par son impact, par des incitations à la diffusion qu’il contient, à une viralité qui « fait parler » et anime des réseaux sociaux. En confortant la recommandation, en créant le buzz, le contenu concoure à la réputation et donc à la notoriété.
Le référencement et le positionnement : Par son action naturelle, le contenu écrit assure une visibilité sur les principaux moteurs de recherches. Il qualifie le site et influence les lecteurs au travers de stratégies éditoriales claires.
Bien entendu, on pourrait rajouter d’autres axes, mais ces 3 là devraient, si besoin était, conforter toute structure à repenser le contenu rédactionnel comme une valeur ajoutée.
On le fait ainsi du graphisme en le déclinant en charte. Pas étonnant que les grands groupes définissent donc désormais des chartes et stratégies sémantiques. Mais ceci ne concerne pas que les grands groupes, toute pme, pmi qui communique se doit d’avoir une stratégie éditoriale claire et régulière.
13:40 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rédacteur, red-act, alsace, strasbourg, colmar, mulhouse, écrire pour le web |
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19.10.2010
Facebook : le droit et les travers - Entretien avec Sandrine HILAIRE, avocate spécialisée
Facebook… Le film fait parler de lui, mais le « réseau social » aussi. On en découvre les travers, autant donc faire un point sur le droit. C’est Sandrine HILAIRE, avocate spécialisée en TIC du cabinet SAINT GERMAIN – AVOCAT ET CONSEIL et Correspondante Informatique et Libertés qui a répondu aux questions de Red-Act.
Facebook et les réseaux sociaux ont envahi la toile. On imagine qu’une jurisprudence est en train de se développer, mais d’un point de vue juridique, c’est quoi un réseau social et quel droit s’y applique ?
Sandrine HILAIRE : Il convient d’avoir une réponse très prudente en la matière dans la mesure où il existe peu de décisions de justice concernant Facebook en France.
Cependant, nous pouvons nous référer à une ordonnance de référé rendue le 13 avril 2010 par le Tribunal de Grande Instance de Paris dans une affaire Hervé G/Facebook France.
Dans cette affaire, les juges définissent Facebook disent que Facebook « n’est pas l’éditeur des contenus publiés, mais un prestataire technique dont l’activité est d’offrir un accès à des services de communication au public en ligne ». En d’autres termes, le Tribunal considère que Facebook est un hébergeur au sens de la loi dite LCEN du 21 juin 2004.
Est puni d'un an d'emprisonnement ...
Parlons Facebook, qu’est ce qui y est public, qu’est ce qui y est privé ? Je constate une photo publiée sans mon accord, un message diffamant ou mensonger sur le mur public d’un particulier, que puis-je faire ? Idem sur le mur d’un concurrent ?
Sandrine HILAIRE : L’article 226-1 du Code pénal dispose que : « Est puni d'un an d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende le fait, au moyen d'un procédé quelconque, volontairement de porter atteinte à l'intimité de la vie privée d'autrui :
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1º En captant, enregistrant ou transmettant, sans le consentement de leur auteur, des paroles prononcées à titre privé ou confidentiel
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2º En fixant, enregistrant ou transmettant, sans le consentement de celle-ci, l'image d'une personne se trouvant dans un lieu privé.
Lorsque les actes mentionnés au présent article ont été accomplis au vu et au su des intéressés sans qu'ils s'y soient opposés, alors qu'ils étaient en mesure de le faire, le consentement de ceux-ci est présumé ».
On voit ici que la loi ne se préoccupe pas de savoir si les images sont publiées ou pas. L’acte suffit en lui-même et constitue une atteinte à la vie privée.
Cependant, l’article 226-2 du Code pénal précise :
« Est puni des mêmes peines le fait de conserver, porter ou laisser porter à la connaissance du public ou d'un tiers ou d'utiliser de quelque manière que ce soit tout enregistrement ou document obtenu à l'aide de l'un des actes prévus par l'article 226-1 ».
Facebook et la loi de la presse
Le code pénal introduit ici la notion de « porter ou laisser porter à la connaissance du public ou d’un tiers ». On voit donc que l’acte de publier une photographie sur Facebook est bien « porter ou laisser porter à la connaissance du public ou d’un tiers ». Cet acte, dans les conditions définies par le code pénal tombe bien sous le coup de la loi.
S’agissant de la diffamation, nous avons d’ores et déjà quelques décisions de justice qui considèrent que des propos injurieux ou diffamants publiés sur Facebook entrent bien dans le champ d’application de la loi sur la presse de 1881.
De fait, il appartient à la personne qui se sent injuriée ou diffamée d’assigner l’auteur présumé des propos. Je tiens à attirer toute particulièrement l’attention ici sur le délai de prescription en matière de délits de presse. Il commence à courir à compter de la date de publication des propos litigieux et a une durée de 3 mois. A l’expiration de ce délai, l’infraction est donc prescrite et ne peut plus faire l’objet de poursuites
Une image ou un texte publié sur Facebook passe de réseaux sociaux en réseaux sociaux. L’information ou l’œuvre publiée échappe à son auteur. Alors justement qu’en est-il du droit d’auteur sur Facebook. Comment peut-on le faire respecter aujourd’hui ?
Sandrine HILAIRE : C’est une question à laquelle il est difficile de répondre de façon catégorique. Cependant, deux sources permettent de nous éclairer. La première concerne la loi sur le droit d’auteur qui assure à l’auteur d’une œuvre de l’esprit un droit d’auteur sur cette même œuvre. Cette protection est garantie par la loi.
Nous avons ensuite les conditions générales d’utilisation de Facebook qui exigent que celui qui télécharge (upload) une œuvre soit autorisé à le faire. C’est une façon pour Facebook de s’exonérer de sa responsabilité civile et/ou pénale en cas de violation de la législation sur les droits d’auteur.
La technique du « partage » de contenus pose une autre problématique. Cependant, s’agissant d’articles de presse, on peut légitiment penser que les éditeurs de presse qui permettent le partage de leurs articles par le biais d’un bouton « partager » autorisent de facto les internautes à partager ces mêmes articles.
Par analogie, la fonction « partager » étant présente sur Facebook, on pourrait penser qu’à partir du moment où une personne met en ligne du contenu dont elle est l’auteur sur Facebook, elle s’expose à ce que ce contenu soit partagé et qu’elle y consent tacitement.
Avec l’essor des réseaux sociaux et de la toile, on commence à évoquer sérieusement l’e-réputation. Hors la production de contenus, la principale riposte est souvent juridique, les avocats disposent-ils aujourd’hui de moyens d’actions rapides et efficaces ?
Nous disposons de moyens rapides ...
Sandrine HILAIRE : Nous disposons de moyens rapides, certes, efficaces pour certains. En général, une simple demande de retrait du contenu auprès de l’administrateur du site suffit à faire retirer le contenu. Dans le cas contraire, nous envoyons une mise en demeure. Cette dernière est efficace dans la grande majorité des cas.
Cependant, si le contenu litigieux n’est toujours pas retiré, nous pouvons assigner en référé.
Il est cependant important que les internautes utilisant Facebook aient conscience du fait qu’ils restent responsables des contenus qu’ils publient.
Une charte du droit à l’oubli a été signée la semaine dernière mais je doute fortement de son efficacité. Tout d’abord parce qu’en tant que charte, elle n’a aucune force obligatoire et surtout parce que ni Facebook, ni Google, ni Yahoo n’ont signé cette Charte, alors qu’ils sont les principaux collecteurs de données.
Une loi aurait été certainement plus efficace mais peut-on légiférer sur tout ? N’est-il pas préférable que chaque internaute prenne ses responsabilités lorsqu’il publie des contenus le concernant sur Internet et ce, quelque soit le réseau social utilisé ?
Entretien Exlusif par Red-Act-Communication - [Stéphane BOURHIS]
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Photo : Copyright Claire Augustyniak
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15.10.2010
Charte du droit à l'oubli : NKM ouvre la voie
Même si elle n'a pas été, pour le moment signée par Facebook et Google, la la Charte du droit à l'oubli sur Internet est un premier pas vers le nettoyage du web et ses correctifs. La présentation powerpoint ci-dessous, issues des services du Ministère, permet d'en découvrir certains points forts.
Présentation PPT_Charte Droit à l'oubli_13_10_2010.pdf
Photo DR
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28.08.2010
Facebook ne porte pas atteinte à la vie privée.
Facebook ne porte pas atteinte à la vie privée. Facebook répond à la demande d’une époque communicante.
Par Stéphane Bourhis – Consultant en Communication - Red-Act
« Atteinte à la vie privée ». Le mot revient à la mode pour viser notamment Facebook et d’autres réseaux sociaux. Mais il est permis aujourd’hui de s’inscrire en faux sur cette accusation. Et si Facebook ne portait pas atteinte à la vie privée, mais répondait simplement à une revendication contemporaine d’une vie publique pour tous ? Ultime revendication d’une société individualiste et festive.
Dans une époque où chaque adolescent rêve de trouver « l’académie » ou le show télévision qui en fera une star. À un moment où l’on explique aux cadres qu’ils doivent devenir une marque et adopter le « personnal branding » pour « booster » leur carrière et attirer des chasseurs de têtes.
À une période où l’on demande aux décideurs politiques plus de proximité, les réseaux sociaux, et forcément le plus grand d’entre eux, répondent à la loi de l’offre et de la demande, en mettant à disposition, simplement et techniquement, un média pour tous, donc un média pour chacun.
Vie privée, vie publique
On laissera aux juristes, aux jurisprudences et aux Cours le soin d’écrire l’avenir du droit pour en revenir d’abord à l’existant. L'article 9 du Code civil français prévoit que « Chacun a droit au respect de sa vie privée ». L'article 12 de la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 précise : « Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes ».
Ainsi, la vie privée ou tout au moins, « le droit à l'intimité de la vie privée » fait partie des droits civils et il existe bien des textes pour nous protéger. Se rassemble ici ce que l’on pourrait résumer par le droit à la vie sentimentale, à la vie familiale, au secret relatif à sa santé, au secret de sa résidence et du domicile, et au droit à son image.
On comprendra donc légitimement ce respect posé par la loi contre les incursions d'autrui y compris pour des personnes ayant une existence médiatisée ou une fonction publique qui supposent un consentement lors de la diffusion d’informations ou d’image relevant de la sphère privée.
Bien entendu, Facebook ne saurait donc, pour ces personnes-là, permettre d’enfreindre une loi. Et la loi est dure, mais c’est la Loi.
Facebook, un média social avant tout
Si l’étiquette « réseau social » est majorante, avant d’y parvenir, on devrait retenir que finalement Facebook est d’abord un « média social », à la fois individuel et collaboratif.
Les marques ont compris cela puisqu’elles utilisent cet outil, ce média, autant pour se promouvoir que pour améliorer, elles-mêmes, leur e-réputation. Quoi de mieux, pour communiquer que de disposer finalement de son propre média.
Pour elles, Facebook cumule les avantages d’un journal, d’une radio, d’une web-tv réunis et assure même la présence d’un panel de consommateurs, clients et prospects dans une seule « place ».
L’individu est lui, à la fois l’émetteur et le diffuseur de l’information le concernant. Il choisit – en pleine possession de ses moyens – ce qu’il va émettre. Majeur, il devrait en mesurer les conséquences.
Pour faciliter cela, Facebook a mis en place des outils de confidentialité, limitant partiellement ou totalement le diffusion d’information (sauf, éventuellement par les proches de l’émetteur). Là encore, si nul n’est censé ignorer la loi, nul n’est donc censé se priver des moyens mis à disposition par les réseaux sociaux pour cadrer l’émission des informations choisies.
D’abord média social, Facebook peut alors jouer le rôle de réseau social et permettre les mises en relation utiles ou futiles. Quant à la diffusion d’informations privées sur son propre profil, elles sont la volonté de l’émetteur lui-même. Dans tous les autres cas, l’émetteur est protégé par les lois sur la presse et l’économie numérique.
Média, Facebook répond ainsi simplement à la volonté des utilisateurs d’avoir finalement un lieu à eux, où ils peuvent exprimer autant des envies, des états d’âme que des goûts musicaux. L’époque a voulu que l’on passe du journal intime au média public, d’une vie privée à une vie publique revendiquée assez ouvertement.
Facebook : un outil de communication
Infernal pour les uns, Deus ex-machina pour les autres, Facebook est avant tout un outil et un réceptacle : un outil de communication mis à la disposition de tous et un réceptacle des pensées de chacun.
Il ouvre, comme évoqué plus haut simplement la voie à une revendication exhibitionniste pour les uns, légitime et sociabilisante pour d’autres et mercatique pour d’autres encore.
À ceux qui veulent le clouer au pilori ou dresser des bûchers médiatiques ou numériques, il conviendra de répondre que l’outil ne devient que ce que l’homme en fait et donc de se poser là d’autres questions sociologiques sur la pénétration de nouvelles technologies dans nos quotidiens.
La protection des données privées, un vaste programme
Enfin, ultime acte d’accusation, nourrir les réseaux sociaux faciliterait la diffusion d’informations personnelles… Nous serions tentés e répondre, pas plus qu’un téléphone portable qui permet une géolocalisation à chaque instant, pas plus qu’une carte bleue qui permet de pister achats, habitudes et mode de vie, pas plus que ces cartes de fidélité qui emplissent nos portes-feuilles.
Dans ce domaine-là, il reste simplement à souhaiter que des organismes comme la CNIL puissent faire leur travaille et à tout un chacun finalement de limiter simplement et à la source l’émission de données personnelles et elles, pour le coup, privées, à tout le monde et à tour de bras.
Mais là, les réseaux sociaux n’y sont pour rien. C’est à chaque individu d’assumer ses actes, ses choix et de comprendre qu’être citoyen numérique c’est trouver l’équilibre entre la liberté, l’envie et la responsabilité.
Note : Stéphane Bourhis est Consultant en Communication. Fondateur de Red-Act à Strasbourg en 2005, il accompagne des entreprises dans les stratégies de contenus rédactionnels et dans l’observation et l’intégration des NTIC et des outils web 2.0
Article libre de droits sous réserve de mention de la source : www.red-act.com
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20.08.2010
Marques et réseaux sociaux : le regard de Loic Le Meur
On ne présente plus Loic Le Meur ! Par contre, cette présentation se parcoure pour mesure un regard sur l'impact potentiel des réseaux sociaux dans la notoriété, l'e-commerce, l'é-reputation et finalement la communication des marques.
Stéphane Bourhis
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07.08.2010
Un livre sur le télétravail gratuit et en ligne
Rédigé avec la participation des membres du réseau Cyberworkers.com, le livre "Télétravail : les clés de la réussite" est en ligne.
« Créer son propre emploi sera l’avenir. Chacun ne sera plus bientôt qu’employeur de lui même, consultant ou employé provisoire d’une entreprise. C’est déjà largement le cas dans les pays du sud, qui sont, là encore, en avance sur nous. Le télétravail, si lent à se développer, en constituera une des dimensions essentielles ». Les propos de Jacques Attali constituent une belle entrée en matière pour le travail coordonné par Cyril Slucki, créateur, dès 1995 du Réseau Cyberwokers.
Nous y avons apporté notre contribution professionnelle et notre soutien. Pour le télécharger et le distribuer gratuitement autour de vous, cliquez ici
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