26.12.2011
Communication Politique : Réussir sa carte de vœux
Les élections législatives et présidentielles se croisant en 2012, l’entrée en campagne impose de définir des opérations qui frappent les esprits et identifient le candidat. La période de vœux se prête à l’exercice par l’organisation de manifestations mais aussi la diffusion de « cartes de communication » permettant d’officialiser une entrée en campagne, de promouvoir un message et d’adresser des vœux précis.Ces cartes de communication diffusées par le candidat et ses militants constituent l’un des outils de communication politique opérationnels.
Elles permettent la diffusion d’une charte graphique qui marquera la campagne et soulignera au besoin, l’identité du candidat et son étiquette.
En la matière, réussir sa carte de vœux, c’est réussir son entrée dans l’année électorale.
Une agence conseille vous apportera ici un accompagnement :
- rédaction et définition des contenus
- déclinaison graphique et réalisation du support
À propos : Stéphane Bourhis a créé l’agence Red-Act en 2004 à Strasbourg. Celle-ci s’est spécialisée dans la création de contenus et leur intégration dans les stratégies de communication internet et sociales des entreprises et collectivités[www.red-act.com] Elle dispose de plus d'une 15aine d'années d'expériences dans le domaine de la communication publique et politique.
16:48 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élections, législative, alsace, carte, communication, agence, experte, strasbourg, conseil, candidats, voeux, 2012 |
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28.03.2011
Communication Politique : des solutions sur-mesure en Alsace
La communication politique ne peut, n’en déplaise à certains experts, se limiter à du « marketing ». Même si certaines pratiques peuvent s’en approcher, le traitement des idées, des textes, des bilans supposent des campagnes durables et à long terme. On initie alors une relation privilégiée entre le candidat et ses électeurs.
La communication politique suppose donc une politique de communication construite et tissée sur la base de partenariats et d’échanges.
Dans le cadre de ses missions, Red-Act est à même de prendre en charge :
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- La création de support internet (blog, facebook), leur suivi et leur animation
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- La création, rédaction de documents (tracts, bilans, journaux)
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- La composition d’affiches, de professions de foi, de bulletins de vote
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- Le média-training de candidats
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- La gestion d’une communication de crise
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- La mise en place d’un service « SVP-Assistance »
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- L’interface avec des graphistes, photographes
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- La réalisation et le suivi de l’impression de documents
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- Le suivi et l’accompagnement d’un élu en poste
Les élections cantonales sont passées. La place est maintenant libre pour entamer des campagnes législatives et démarrer des implantations en vue des élections municipales de 2014.
Note de Red-Act : Vous souhaitez en savoir plus ? Contactez-nous.
09:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : elections, cantonales, municipales, régionaliste, législatives, communication, politique, alsace, red-act |
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20.10.2010
Les mentions légales dans la diffusion de tracts de campagne
On aurait presque tendance à l’oublier mais un certain nombre d’obligations régissent la diffusion de document sur la voie publique. Les premières sont constituées d’arrêtés municipaux (souvent rédigés entre 10 et 20 ans en arrière) mais rarement appliqués qui fixent les distances à respecter des établissements scolaires, par exemple.
Les secondes concernant le document, logiquement ce dernier doit indiquer le nom de l’imprimeur ou la mention IPNS (imprimé par nos soins) lorsque l’adresse du diffuseur figure et identifie à elle-seule le document.
On veillera éventuellement à ce que figure le nom de l’imprimeur ou son numéro d’identification au Registre du Commerce et des Sociétés. La mention « ne pas jeter sur la voie publique » est elle aussi obligatoire.
Le non-respect de certaines dispositions peut, en cas de poursuites, entrainer des amendes. Mais, on notera qu’aujourd’hui, peu de poursuites sont entamées ce qui ne veut pas dire qu’il ne fait pas respecter la loi.
18:28 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tracts, obligations, campagnes, élections |
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09.09.2010
Cantonales 2011 : Ouvrir un blog pour mieux communiquer
Les entreprises l’ont compris. Ouvrir un blog permet de maitriser sa communication, d’échanger avec des internautes, de fidéliser des lecteurs et donc de gagner en notoriété. Ce qui est aujourd’hui vrai en matière de marketing produit, l’est aussi en matière de marketing et communication politique. À juste titre, le blog est l’outil des campagnes longues, d’une communication outsider, mais déterminées. L’objectif de l’outil sera simple : renforcer la notoriété, valoriser un candidat, faire connaître ses compétences et conforter son influence dans la vie de la cité.
Néanmoins, l’ouverture et l’animation d’un blog d’élu local doivent prendre en compte 5 questions préalables :
Les moyens : ai-je les moyens financiers, humains, techniques de mettre en place un blog
Le temps : vais-je savoir prendre du temps pour animer et faire vivre le blog ( vous vous souvenez le tamagochi de vos enfants, ce personnage qu’il faut nourrir chaque jour, un blog, c’est pareil)
Le contenu : Le blog sera un flacon. Ai-je les idées, les objectifs, la connaissance pour mener à terme un objectif politique local, cantonal, régional ?
La stratégie : Que faire et comment le faire. Votre stratégie de communication devra répondre à ces questions.
Une fois décidé, ne faites pas l’économie d’un échange avec un spécialiste. Une à deux heures de conseils vous aideront à y voir claire. A mesurer vos envies, vos moyens, vos désirs et à éventuellement entamer votre première campagne 2.0. … en complément des autres, naturellement.
Note de Red-Act : Vous souhaitez créer ou animer un blog. Vous souhaitez en savoir plus. Contactez-nous. (dans le cadre d'une étude totalement confidentielle). La campagne des élections régionales est ouverte depuis 1 mois.
08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élections, cantonales, alsace, bas-rhin, haut-rhin, communication, stratégie |
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15.03.2010
Elections cantonales, le communication politique 2.0 au cœur des prochaines campagnes.
Les élections régionales s’achèvent à peine que l’on commence à entendre parler des élections cantonales. Calendrier électoral oblige, la campagne commence une année avant le scrutin. De quoi penser stratégie et communication politique.
2 options s’offrent : la campagne courte, la campagne longue. Selon la notoriété des candidats, leurs statuts, tout peut varier. Elément incontournable de ces candidatures : la communication politique.
Dans une logique de gain de notoriété, de formation, d’accompagnement personnel, la communication « papier » dite traditionnelle doit être accompagnée d’une communication numérique. Des actions et des solutions s’imposent aux candidats :
- Création d’un blog ou d’un site de campagne
- Maitrise et conduite de l’e-réputation personnelle
- Présence sur les réseaux sociaux : Facebook, Twitter
Pour assurer la maitrise de ces supports, des agences « conseil » peuvent intervenir dans le cadre des dépenses de campagne. Formation, training, accompagnement, développement de l’autonomie du candidat font partie des pistes à tracer. Mais c’est maintenant que l’on y pense.
Note de Red-Act : Souhaitez en savoir plus. Contactez-nous.
08:53 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : communication, politique, élections, cantonales, bas-rhin, haut-rhin, alsace, strasbourg |
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10.03.2010
5 questions à Philippe Richert
Dans le cadre des élections régionales, Philippe Richert répondait aux question du groupe GEEK'1.0. Nous choisissons de diffuser cet entretien.
Vous êtes candidats aux élections régionales, l’irruption des nouvelles technologies d’information et de communication a fait évoluer la façon de faire campagne. Comment ont-elles été intégrées dans votre « propre » campagne ?
Philippe Richert : Il était évident pour moi d’entrée de jeu que notre liste devait disposer d’un site internet qui soit un point de ralliement où trouver programme, agenda, journal de campagne, messages de soutien et présentation écrite et vidéo des colistiers. J’ai même avec mon équipe décidé de réduire la partie imprimée (tracts etc) au profit d’internet. J’ai ensuite voulu recueillir des contributions concernant le développement économique et l’emploi -préoccupations principales en temps de crise- et ai mis en ligne un questionnaire, qui fonctionne bien : plus de 100 contributions d’acteurs économiques reçues à ce jour. Et puis je me suis initié, sur le conseil de mes enfants et de certains proches, aux réseaux sociaux, Facebook et Twitter. Cela me permet d’être en prise directe sur les gens et de dialoguer avec eux. Je le fais depuis mon iphone ou, comme je suis souvent coincé par le temps, de dicter au téléphone des messages à mes proches, qui les mettent en ligne.
Question 2 : Parlons programme (logique, chez nous). Avez-vous conscience de l’impact des nouvelles technologies du poids de l’économie numérique en Alsace ? Si oui, quels sont les engagements forts que votre liste est prête à prendre pour leur développement en région ?
Philippe Richert : Oui je suis pleinement conscient que les TIC sont à la fois un secteur économique lourd en potentiel de création de richesse et d’emploi, et un écosystème facteur de compétitivité pour le territoire, ses entreprises et sa population. Cela permet ouverture sur le monde et essor culturel et artistique. Une activité forte des Alsaciens sur le net contribue par ailleurs à l’e-réputation de notre région et donc à son rayonnement. Mon programme, en ligne sur mon site, décrit mes principaux engagements : boucler l’accès haut débit, lancer le très haut débit dans les bassins de Strasbourg et Mulhouse, soutenir nouveaux usages et nouveaux services.
Question 3 : Même si le contenu des formations scolaires et universitaires n’est pas de votre compétence, la Région a un rôle majeur à jouer dans la formation professionnelle, l’apprentissage et l’équipement des lycées. Le développement du savoir-faire numérique en région est créateur d’emplois et impacte l’ensemble des secteurs économiques. Que comptez-vous faire pour renforcer les formations adaptées à l’innovation en Alsace ?
Philippe Richert : La formation à l’informatique fait partie intégrante des cursus proposés par les lycées et les universités alsaciennes, que la Région soutient naturellement puisque c’est là l’une de ses principales compétences. Je serai attentif à ce que l’excellence des enseignements et des pratiques soit au rendez-vous. Je réfléchis à une initiative dont j’avais parlé avec Adrien Zeller en son temps : mettre des ordinateurs portables à disposition des lycéens, apprentis et étudiants qui en seraient dépourvus. Concernant l’innovation, elle est au coeur de notre stratégie de développement économique et je soutiens la stratégie régionale de l’innovation imaginée par l’équipe actuelle, qu’il faut maintenant déployer au mieux afin qu’elle diffuse toujours plus loin vers nos PME et TPE. J’ai aussi entendu avec intérêt il y a quelques jours M. Stéphane Bayle exposer le projet “La Cantine”, lieu d’innovation collaborative, auquel j’avais déjà été sensibilisé par M. Stéphane Becker lors du gala du Club des Ambassadeurs d’Alsace à Erstein au Musée Würth.
Question 4 : Beaucoup de professionnels de l’informatique et du numérique finissent par créer leur entreprise. Même si les aides ne font pas tout, ils ont besoin de se sentir efficacement et durablement soutenus dans les processus de création et de développement de leur entreprise. Là encore, comment comptez-vous prendre ce secteur de l’économie alsacienne en compte.
Philippe Richert : Il y a beaucoup à dire sur ce sujet. Pour résumer, je dirais qu’il faut donner plus de lisibilité et d’efficacité à notre dispositif d’acccompagnement des créateurs d’entreprise (notamment fusionner certaines agences), réformer notre dispositif de financement car trop d’entrepreneurs “passent à travers les mailles” (je suis en train de lever 30 millions d’euros de fonds publics/privés pour proposer des tickets d’investissement de 100.000 à 1 million d’euros à nos startups – décision locale, disponibilité rapide) et surtout créer des “appels d’air” pour les jeunes entreprises innovantes en leur ouvrant la commande publique (une sorte de “small business act” à l’Alsacienne). Tout cela est détaillé sur mon site au chapitre “pour un éco-développement régional”, section “un écosystème numérique en Alsace”.
Question 5 : Il est réducteur de lier uniquement économie numérique et informatique tant les implications des savoir-faire, des solutions, touchent l’ensemble des secteurs économiques. Parmi ceux-ci, on note le développement de pistes nouvelles – télétravail, green IT – qui peuvent avoir un impact sur le développement durable. Quelles propositions comptez-vous faire dans ce domaine ?
Philippe Richert : Tout cela est décrit sur mon site. Oui les TIC ouvrent des horizons infinis : télétravail, e-learning, e-commerce, numérisation, dématérialisation des échanges, e-administration… A condition que tous s’y mettent et j’ai bien noté les 12 propositions de Geek ‘10, notamment pour réduire la fracture numérique jeunes, seniors, publics en difficulté et… élus (lol). Trop de nos PME et TPE ne sont pas encore équipées en progiciels intégrés de gestion et cela freine leur développement : nous devons les aider. J’ai aussi promis à une association d’encourager, à performance égale, le logiciel libre. J’ai par ailleurs rencontré des installateurs de “smart grids” qui font des propositions intéressantes pour l’Alsace. La rencontre TIC/développement durable est porteuse de beaucoup d’espoirs mais les TIC permettent de façon générale d’innover dans tous les domaines : construction, services aux personnes, santé (NB : Jacques Marescaux est l’un de mes fidèles soutiens), finance/assurance, nouvelles mobilités… Je suis complètement sensibilisé à toutes ces possibilités pour avoir rien qu’en Alsace rencontré au cours des derniers mois de nombreux acteurs du secteur numérique, au Medef, à la CCI, au CJD, ou Patrick Rein d’Activis, Jean-Georges Perrin et Jean-Bruno Guerra de GreenIvory, Stéphane Becker et Stéphane Bayle d’Alsace Digitale, Thierry Sublon de Logica, Jean Meyer (ex-Alsatel), Stéphane Bourhis de Red-Act…
Question Subsidiaire : qu’est-ce qu’un hash-tag?
Philippe Richert : J’utilise sur Twitter le hash-tag #richert2010 afin qu’on puisse plus facilement distinguer mes tweets dans le flot continu sur Twitter, pour ceux qui s’intéressent à mon programme et à mon agenda. Ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux :)
Mon site : www.philipperichert2010.fr.
Facebook Philippe Richert, mais aussi mes colistiers André Reichardt, François Loos, Nathalie Roos, Monique Jung, Laurent Burckel, Marie-Reine Fischer, Sophie Rohfritsch, Elsa Schalck, etc.
14:04 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : geek, 10, élections, régionales, alsace, communication, politique |
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15.02.2010
Alsace : Élections régionales, Internet, e-démocratie et web 2.0
Avec une intensité variable selon les régions, internet est entré dans les mœurs politiques et le prouve avec ces élections régionales. Si les élus 2.0 souhaités par Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d’État à l’économique numérique, ne sont pas encore au rendez-vous. Force est de constater, a minima, l’utilisation des outils offerts par le web, en attendant leur maîtrise dans les années à venir.
Si l’on ne peut comparer les « régionales 2010 » avec les élections américaines où l’absence de limites budgétaires permet toutes les innovations, on retiendra néanmoins qu’internet aura joué un rôle important dans la victoire de Barack Obama d’abord dans les primaires face à Hillary Clinton, puis lors des présidentielles face à John Mac Cain. En France, ce fut l’élection présidentielle qui souligna pour la première fois le poids du web en tant que média, diffuseur d’opinions et créateurs de tendances. Les élections régionales des 14 et 21 mars 2010 en Alsace permettent aujourd’hui de se pencher sur les pratiques des principaux candidats, ce qui constitue donc l’objet de cet article livré pour vous par l'agence Red-Act.
De l’usage du site web comme média personnel
Les élections régionales en Alsace se déroulent donc aussi sur le web, en tout cas une partie de la campagne.
Premiers à avoir ouvert le bal, les sites du Front national et d’Alsace d'abord qui s’appuient sur des technologies maitrisées pour les uns (le blog amélioré pour le FN) et le site institutionnel du mouvement pour Alsace d’abord qui a rajouté des pages dédiés aux élections.
Europe Écologie et le Modem ont géré la création de leur site internet nationalement. L’avantage est sans doute de mutualiser un budget de plusieurs milliers d’euros par régions et donc de confier à une agence nationale, la réalisation de sites personnalisables par région.
Philippe Richert et son équipe, comme Jacques Bigot, ont fait le choix d’une agence ou de prestataires locaux qui ont décliné des sites simples et directs. On notera la sortie tardive du site du candidat PS, qui pourrait occasionner quelques retards dans le référencement naturel su site.
Dans chacun des sites ou presque, on retrouve une part rédactionnelle (le programme), une part vidéo (présentation des candidats ou moments de campagnes) et des outils de « viralité » et de diffusion plus ou moins bien optimisés.
| Liste | Site Internet |
| La liste d’Europe Écologie Alsace soutenue par les Verts, Régions et Peuples solidaires et le MEI conduite par Jacques Fernique | |
| La liste de l’UMP et du Nouveau Centre conduite par Philippe Richert | |
| La liste du Front national conduite par Patrick Binder | |
| La liste du MoDem conduite par Yann Werhling | |
| La liste du Parti socialiste conduite par Jacques Bigot | |
| La liste régionaliste « Alsace d'abord » conduite par Jacques Cordonnier |
Quoi qu'il en soit, le site web de chacune des têtes de liste est donc présenté d’abord comme un média de campagne plus ou moins bien habillé graphiquement. Cet aspect est pourtant stratégique, car il impacte sur l’usage qu’en fera l’internaute. Un site doit être pratique, ludique, direct et plaire autant aux jeunes militants qu’aux retraités qui confortent leur choix par internet. Là, encore, des réflexions en amont s’imposent et elles passent par la rédaction d’un cahier des charges et d’une arborescence précise.
Le coût d’un site internet (variable selon les besoins, les technologies et la stratégie) sera donc naturellement intégré dans les dépenses des candidats et présenté à la Commission Nationale des Comptes de Campagnes et des Financements Politiques.
Ecrire, être lu, être vu
Selon leurs moyens et les équipes techniques militantes ou professionnelles. On notera globalement des contenus qui mériteront d’être optimisés dans les années à venir. Ainsi, si l’usage de la communication politique traditionnelle semble être maitrisé lorsqu’il s’agit d’affiche, de tract, il n’en va pas naturellement de même sur internet.
On notera ainsi globalement que les textes mériteront d’évoluer et de s’adapter autant aux règles de l’écriture « web » que de la lecture sur internet. En effet, si on lit plus sur internet, on passe moins de temps à lire.
Qui plus est, on notera aussi que le lecteur fait souvent confiance à son moteur de recherche pour trouver de l’information. Là, les listes, leurs webmestres devront intégrer les règles élémentaires du référencement naturel (avant de recourir éventuellement, dans les délais autorisés par la loi, des outils de référencement payants – interdits en campagne, car considérés comme des espaces publicitaires) qui font parfois encore défaut.
Il en va de même pour les vidéos. Si certaines des listes semblent avoir confié leur réalisation à des professionnels. Leur implantation sur le net est soit internalisée au site, soit confiée à des plateformes reconnues comme Youtube, Dailymotion. L’avantage des secondes est lorsque la vidéo est bien implantée, référencée, titrée et décrite, de pouvoir occasionner facilement autant leurs reprises vers des sites internet de militants que la création de liens indirects vers le site de campagne.
Reste ensuite le contenu des vidéos. Là, les listes font des choix différents. Certaines, à l’instar d’Europe Écologie font le choix de mixer des messages politiques dans un cadre marketing, d’autres sont plus institutionnelles ou comme Philippe Richert ou Jacques Bigot cherchent d’abord à créer la rencontre entre la tête de liste et les électeurs.
Dans tous les cas de figure, outre les talents naturels des candidats, un minimum de « média-training » sera désormais nécessaire pour optimiser encore « l’histoire » que chaque membre des listes doit raconter pour séduire l’électorat.
On notera donc l’importance du référencement, mais surtout la nécessité pour les candidats et les listes, de disposer d’une stratégie numérique de campagne en amont de celles-ci. Chaque détail a son importance sur un média qui peut être directement critiqué, pastiché, diffusé et émettre ainsi autant une image positive que négative. Attendre le début d’une campagne pour les régler, c’est naturellement prendre du retard en raison des processus de validations parfois laborieux.
Des réseaux sociaux : twitter, facebook …
Si nous n’en sommes pas encore à la situation américaine où Barack Obama faisait tenir et diffuser ses meetings dans les mondes virtuels de Second Life, les élections régionales de mars prochains en Alsace confortent l’impact des réseaux sociaux. Encore faut-il savoir qu’y dire, qu’y faire.
On ne pourra donc d’abord conseiller aux candidats d’éviter les copier-coller de leurs agendas et de mettre de l’humain dans leur communication numérique. Si l’ e-lecteur, futur électeur, perçoit cela trop vite, il se détache et perd de l’intérêt pour la liste et son message.
La plupart des candidats déclinent donc – directement ou par le biais d’assistants –un compte Twitter. Service de microblogging, permettant aux utilisateurs de bloguer grâce à des messages courts (140 signes maximum,) et ne pouvant pas faire l’objet de longs débats et développement, Twitter est aujourd’hui utilisé principalement pour motiver des troupes, donner de l’information en temps directs et animer le réseau.
On notera qu’habilement, plusieurs candidats alsaciens rediffusent des contenus écrits sur leurs blogs et des liens pour générer également un trafic. Une fois encore, le clic a ici vocation à diffuser de l’information puis à créer l’adhésion.
C’est sur facebook que les candidats alsaciens se retrouvent massivement. Là, ils peuvent rediffuser leur programme, leurs affiches, à l’ensemble de leurs « amis ». Plusieurs stratégies sont offertes aux candidats : l’ouverture de sa page personnelle, l’ouverture d’une page ou d’un groupe consacré aux élections régionales, l’ouverture d’une page concernant l’activité du parti.
Le tableau ci-dessous fait (sauf erreur ou évolution), un rapide point de la situation à la date de rédaction du présent article.
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Liste | Site Internet | | Page Perso FB | Groupes Fan FB |
| La liste d’Europe Ecologie Alsace soutenue par les Verts, Régions et Peuples solidaires et le MEI conduite par Jacques Fernique | Oui | Oui | 1232 amis | 632 fans |
| La liste de l’UMP et du Nouveau Centre conduite par Philippe Richert | Oui | Oui | 3300 amis | 736 membres |
| La liste du Front national conduite par Patrick Binder | Oui | Oui | 224 amis | Non |
| La liste du MoDem conduite par Yann Werhling | Oui | Oui | 1269 amis | 234 fans |
| La liste du Parti socialiste conduite par Jacques Bigot | Oui | Oui | 1519 amis | 569 membres |
| La liste régionaliste « Alsace d’abord» conduite par Jacques Cordonnier | Oui | Oui | 206 amis | 732 fans |
(chiffre en date du 14.02.2010)
Le taux de pénétration d’un réseau comme Facebook en Alsace, serait de 330.000 comptes ce qui en fait donc clairement un média à conquérir pour les candidats
Stratégies et Perspectives
Si tout le monde peut passer un permis de conduire, personne ne maîtrise naturellement le volant comme Sébastien Loeb. Ce parallèle s’applique clairement à Internet. Les technologies sont donc une première étape dans les campagnes et plus particulièrement dans le développement de l’e-démocratie.
À l’instar des sites commerciaux, c’est la stratégie et le contenu qui agiront ensuite. Cependant, la règle fondamentale reste la même : faire venir, faire savoir, faire faire. En effet, outre la partie « média », le site internet d’une liste doit pousser à l’adhésion et à l’action. Là, cela passe par une stratégie d’animation, de « community management » afin d’impacter sur la campagne et de conforter son camp.
À quelques semaines du scrutin, voilà ce qu’il reste à faire aux listes en présence.
En conclusion, on soulignera aux cybercandidats, aux cybermilitants que si internet ne fait pas une victoire, il peut y contribuer, car il constitue une sphère d’influence forte. De plus en plus de personnes y puisent leurs informations, de plus en plus de vidéos y sont consultées et même les journalistes viennent y puiser des sources d’inspiration et prendre la température.
Lentement, mais surement, on passe, c’est sur de la propagande classique à la politique 2.0. Pour parfaire cela, on renforcera encore l’interactivité des sites et réseaux, on lancera des débats, on répondra. Sachant que comme dans la vie réelle, le citoyen cherche, sur internet plus de proximité et plus de sincérité dans sa « rencontre » avec les candidats et élus.
Note : D’autres aspects stratégiques (de la gestion des communautés de bloggeurs, aux rp) ou analyses fines pourraient être développés dans ce genre d’article. Afin de ne pas ouvrir de polémiques inutiles, ce panorama se veut d’abord informatif. Les personnes souhaitant disposer de compléments d’information, faire analyser une stratégie, la conforter, peuvent nous contacter par le biais de notre site internet professionnel : www.red-act.com
NB : cet article est libre de reproduction sous réserve de mention de la source www.red-act.com
09:36 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élections, régionales, alsace, strasbourg, politique, philipe, richert, jacques, fernique, bigot |
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04.01.2010
Politique 2.0 : de la communication politique à l'élection
Il faut le dire, la politique 2.0, héritière putative de la notion de web 2.0 est d’abord un concept. Un concept dans le sens où avant d’être 2.0, les usages publics sur internet, la communication des élus, les e-campagnes gagneraient d’abord d’être 1.0.
Les percées du médium internet lors des campagnes américaines et françaises ont finalement peu été suivies d’effets directs dans la pratique. Certes les élus ont ouvert des sites vitrines, des blogs, des comptes facebook ou twitter, certes les plus chanceux participent aux conférences données par NKM. Mais l’e-démocratie reste une affaire de sprints électoraux alors qu’elle gagnerait à être une course de fond numérique et participative.
E-lecteurs = électeurs
L’arrivée des médias sociaux comme Facebook, l’impact de l’e-réputation, l’audience des blogs politiques et des blogs d’hommes politiques devraient aujourd’hui pousser à une prise de conscience de l’évolution comportementale des pratiques liées à la politique et à l’internet.
Les citoyens aiment aujourd’hui être consultés. Encore faut-il oser le faire ! Ils aiment qu’on leur parle. Encore faut-il que le contenu des blogs et sites d’élus ne soit pas bâclé ou n’arrivent pas dans les tâches ultimes des assistants et secrétaires ! Ils adorent avoir l’impression de pouvoir suivre leurs élus. Encore faut-il qu’il y ait de la vie dans les profils facebook ou dans les blogs qui font l’opinion.
Cette réalité « cyber-démocratique » implique aujourd’hui une prise en compte des efforts à faire pour adapter l’offre en matière de communication politique avec les attentes des e-lecteurs et électeurs. Ici aussi, si tout devient possible, encore faut-il s’en donner techniquement les moyens et mettre en place autant des stratégies éditoriales, des chartes sémantiques qu’une culture de l’e-communication politique
Enfin, on retiendra bien entendu qu’il ne suffit plus de parler de politique pour être élu aujourd’hui. Il convient d’initier une ambiance, une connivence, une dynamique. C’est le sens de la mise en œuvre de véritables stratégies de communication politiques.
Avec les élections régionales, les cantonales, les législatives et les municipales, les 4 années à venir seront décisives et ouvriront des perspectives fortes aux candidats qui surferont sur le web et sur l’effet internet.
Pour en savoir plus, contactez-nous
08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, communication, web, 2.0, élu, élue, élections, alsace |
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19.06.2009
Elections Européennes : le poids du web et d'internet
Nous avons déjà traité sur notre blog, le recours aux NTIC en matière de campagnes électorales. D’Obama sur Second Life aux blogs, le web tisse sa toile, orserions-nous dire. Les résultats des dernières élections européennes, revus et non-corrigés par un sondage IFOP viennent confirmer l’impact du média Internet.
Outre l’utilité du net, exprimée par l’ensemble des sondés, une majorité conséquentes des personnes interrogées a désigné Internet (56%) comme étant le média impactant devant la télévision (50%), la radio (47%), la presse écrite nationale (44%), la presse écrite régionale (40%) et la presse gratuite (27%).
L’échantillon utilisé de 971 personnes inscrites sur les listes électorales, confirme aussi qu’il n’y pas de divergences entre les origines politiques et le recours à Internet
"Les scores d'utilité oscillent entre 52% parmi les électeurs du Front de Gauche et 64% chez ceux de l'UMP. Les électeurs des listes socialistes et de celles d'Europe Ecologie se situent en milieu de tableau : 56% des premiers jugent internet utile, de même que 58% des seconds", "Les électeurs du MoDem et du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) expriment une opinion relativement proche de celle de ceux de l'UMP, 62% d'entre eux ayant trouvé internet utile pour faire leur choix", précise encore l'étude.
Durant la campagne, un tiers des sondés est ainsi allé sur la Toile pour "rechercher des informations sur l'actualité politique", 22% pour faire des recherches sur les candidats, 21% sur les programmes et seulement 14% pour "visionner une vidéo politique" ou 6% seulement pour exprimer son opinion dans le cadre de débats.
Quelles leçons en tirer ?
La première est sans doute la pertinence du média internet comme vecteur direct d’informations politiques. La seconde consistera à savoir si le net est « faiseur de roi », créateur d’ambiances ou simple « chambre d’écho » des réalités sociales. Dans tous les cas, le web confirme si besoin était son rôle au cœur de la cité. Les politiques devront intégrer cette réalité, tout comme celle des réseaux sociaux et de leurs relais au coeur du web.
L'enquête intégrale est disponible ici
Crédit Photo : Nikolai Sorokin - Fotolia.com
13:01 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : internet, communication, politique, strasbourg, alsace, web, sondage, ifop, élections, europeénnes |
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