28.08.2010

Facebook ne porte pas atteinte à la vie privée.

Facebook ne porte pas atteinte à la vie privée. Facebook répond à la demande d’une époque communicante.

 

Par Stéphane Bourhis – Consultant en Communication - Red-Act

stb16.jpg « Atteinte à la vie privée ». Le mot revient à la mode pour viser notamment Facebook et d’autres réseaux sociaux. Mais il est permis aujourd’hui de s’inscrire en faux sur cette accusation. Et si Facebook ne portait pas atteinte à la vie privée, mais répondait simplement à une revendication contemporaine d’une vie publique pour tous ? Ultime revendication d’une société individualiste et festive.

Dans une époque où chaque adolescent rêve de trouver « l’académie » ou le show télévision qui en fera une star. À un moment où l’on explique aux cadres qu’ils doivent devenir une marque et adopter le « personnal branding » pour « booster » leur carrière et attirer des chasseurs de têtes.

À une période où l’on demande aux décideurs politiques plus de proximité, les réseaux sociaux, et forcément le plus grand d’entre eux, répondent à la loi de l’offre et de la demande, en mettant à disposition, simplement et techniquement, un média pour tous, donc un média pour chacun.

Vie privée, vie publique

On laissera aux juristes, aux jurisprudences et aux Cours le soin d’écrire l’avenir du droit pour en revenir d’abord à l’existant. L'article 9 du Code civil français prévoit que « Chacun a droit au respect de sa vie privée ». L'article 12 de la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 précise : « Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes ».

Ainsi, la vie privée ou tout au moins, « le droit à l'intimité de la vie privée » fait partie des droits civils et il existe bien des textes pour nous protéger. Se rassemble ici ce que l’on pourrait résumer par le droit à la vie sentimentale,  à la vie familiale, au secret relatif à sa santé, au secret de sa résidence et du domicile, et au droit à son image.

On comprendra donc légitimement ce respect posé par la loi contre les incursions d'autrui y compris pour des personnes ayant une existence médiatisée ou une fonction publique qui supposent un consentement lors de la diffusion d’informations ou d’image relevant de la sphère privée.

 Bien entendu, Facebook ne saurait donc, pour ces personnes-là, permettre d’enfreindre une loi. Et la loi est dure, mais c’est la Loi.

Facebook, un média social avant tout

Si l’étiquette « réseau social » est majorante, avant d’y parvenir, on devrait retenir que finalement Facebook est d’abord un « média social », à la fois individuel et collaboratif.

Les marques ont compris cela puisqu’elles utilisent cet outil, ce média, autant pour se promouvoir que pour améliorer, elles-mêmes, leur e-réputation. Quoi de mieux, pour communiquer que de disposer finalement de son propre média.

Pour elles, Facebook cumule les avantages d’un journal, d’une radio, d’une web-tv réunis et assure même la présence d’un panel de consommateurs, clients et prospects dans une seule « place ».

L’individu est lui, à la fois l’émetteur et le diffuseur de l’information le concernant. Il choisit – en pleine possession de ses moyens – ce qu’il va émettre. Majeur, il devrait en mesurer les conséquences.

Pour faciliter cela, Facebook a mis en place des outils de confidentialité, limitant partiellement ou totalement le diffusion d’information (sauf, éventuellement par les proches de l’émetteur). Là encore, si nul n’est censé ignorer la loi, nul n’est donc censé se priver des moyens mis à disposition par les réseaux sociaux pour cadrer l’émission des informations choisies.

D’abord média social, Facebook peut alors jouer le rôle de réseau social et permettre les mises en relation utiles ou futiles. Quant à la diffusion d’informations privées sur son propre profil, elles sont la volonté de l’émetteur lui-même. Dans tous les autres cas, l’émetteur est protégé par les lois sur la presse et l’économie numérique.

Média, Facebook répond ainsi simplement à la volonté des utilisateurs d’avoir finalement un lieu à eux, où ils peuvent exprimer autant des envies, des états d’âme que des goûts musicaux. L’époque a voulu que l’on passe du journal intime au média public, d’une vie privée à une vie publique revendiquée assez ouvertement.

Facebook : un outil de communication

Infernal pour les uns, Deus ex-machina pour les autres, Facebook est avant tout un outil et un réceptacle : un outil de communication mis à la disposition de tous et un réceptacle des pensées de chacun.

Il ouvre, comme évoqué plus haut simplement la voie à une revendication exhibitionniste pour les uns, légitime et sociabilisante pour d’autres et mercatique pour d’autres encore.

À ceux qui veulent le clouer au pilori ou dresser des bûchers médiatiques ou numériques, il conviendra de répondre que l’outil ne devient que ce que l’homme en fait et donc de se poser là d’autres questions sociologiques sur la pénétration de nouvelles technologies dans nos quotidiens.

La protection des données privées, un vaste programme

Enfin, ultime acte d’accusation, nourrir les réseaux sociaux faciliterait la diffusion d’informations personnelles… Nous serions tentés e répondre, pas plus qu’un téléphone portable qui permet une géolocalisation à chaque instant, pas plus qu’une carte bleue qui permet de pister achats, habitudes et mode de vie, pas plus que ces cartes de fidélité qui emplissent nos portes-feuilles.

Dans ce domaine-là, il reste simplement à souhaiter que des organismes comme la CNIL puissent faire leur travaille et à tout un chacun finalement de limiter simplement et à la source l’émission de données personnelles et elles, pour le coup, privées, à tout le monde et à tour de bras.

Mais là, les réseaux sociaux n’y sont pour rien. C’est à chaque individu d’assumer ses actes, ses choix et de comprendre qu’être citoyen numérique c’est trouver l’équilibre entre la liberté, l’envie et la responsabilité.

Stéphane BOURHIS

Note : Stéphane Bourhis est Consultant en Communication. Fondateur de Red-Act à Strasbourg en 2005, il accompagne des entreprises dans les stratégies de contenus rédactionnels et dans l’observation et l’intégration des NTIC et des outils web 2.0

Article libre de droits sous réserve de mention de la source : www.red-act.com

28.08.2009

Adrien Zeller, un élu au service du numérique en Alsace

adrienzeller.jpgLa disparition d'Adien Zeller est pour les amateurs et acteurs des nouvelles technologies, comme le crash d'un ordinateur. On voit l'écran s'éteindre, l'ordinateur s'arrêter. On panique, on se dit que cela va redémarrer, mais l'écran reste noir, couleur deuil.

Il n'est un secret pour personne que j'ai eu, dans une autre vie,  l'occasion de prendre part au développement des politiques concernant le très Haut Débit et les Nouvelles Technologies portées par la Région Alsace. J'ai pu alors constater la force de réflexion, l'enthousiasme actif et l'ouverture culturelle et technologique du Président de la Région Alsace.

Moments de partage culturels, les réunions de travail de l'époque, mais aussi les échanges ayant eu lieu depuis la création de Red-Act, m'ont confirmé le caractère visionnaire et audacieux d'Adrien Zeller. Un vide s'est fait, un manque aussi dont l'on ne perçoit aujourd'hui à peine que les prémisses.

Red-Act adresse à sa famille, ses proches et collaborateurs, les plus sincères condoléances.

A lire aussi cet hommage paru sur e-alsace : Adrien Zeller, précurseur du numérique !

08:19 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : adrien, zeller, hommage, e-alsace, numérique, région, régional, ntic | |

18.06.2009

Bing : le moteur de recherche de Microsoft et l’Alsace…

bing-alsace.jpgMicrosoft aime-t-il l’Alsace ? On peut en rire mais si l’on se souvient de la version de Microsoft Office en alsacien, les amateurs auront noté depuis quelques jours que Bing, le moteur de recherche de Microsoft, celui là même qui part à l’assaut du géant Google, offre en première page la vue d’une « escadrille » de cigognes parcourant le ciel. Faut-il y voir un signe ! Allez, osons.

Plus sérieusement, le nouveau moteur de recherche du web, Bing, fait terriblement parler de lui depuis qu’un article du New York Post évoque la peur de Google.

Si l’on doit sereinement penser que Bing grignote actuellement des parts de marché à Google, il faudra cependant attendre un peu pour débouche champagne ou soda ! Passé l’effet « curiosité » on en saura donc plus.

Pour les Geeks, il y a quelques jours, ZDNET proposait un comparatif entre les deux moteurs.  A voir ci-contre : Bing contre Google : quel est le moteur le plus performant ?

Source : Red-Act

08:13 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bing, google, alsace, strasbourg, humour, ntic, web 2.0, redact, redacteur, alsace. | |

07.03.2009

Rencontre avec Gilles Berhault, Regard vers 2015 !

gilles-berhault.jpgPrésident d’ACIDD et fondateur du forum international TIC21, Gilles Berhault publie aujourd’hui "Développement durable 2.0, Internet peut-il sauver la planète ?". Ardent militant en faveur des Technologies d’Information et de Communication, il nous invite à mener une réflexion durable et responsable sur les apports et impacts potentiels des NTIC à l’environnement. Tous les aspects y sont traités : travail en réseaux, bâtiment intelligent, mobilités, technologies vertes, nouveaux enjeux.

Enfin, concernant les monde immersifs, il nous rappelle intelligemment que nos actes virtuels ont des conséquences réels, invitant ainsi plus que jamais à améliorer process, technologies et comportements pour les mettre en phase avec le défi incontournable du développement durable
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Gilles Berhault, vous venez de publier l’ouvrage : "Développement durable 2.0, Internet peut-il sauver la planète ?". Pour la première fois en France, nous semble-t-il, on évoque clairement la contribution des technologies de l'information au développement durable. Quel a été le moteur de vos recherches ?

Gilles Berhault : Le point de départ a été une réflexion sur le développement durable. A l’école, on m’a appris que les ressources étaient abondantes, que l’information était rare. Aujourd’hui c’est le contraire. Ce qui est important c’est l’efficacité dans la gestion des ressources et la capacité à gérer de l’abondance d’information. Les TIC nous permettent de gérer de l’information qui permet d’être efficace et donc de moins impacter la planète avec nos activités : bâtiments mieux gérés, mobilité plus intelligente, participation collective…

Alors justement, Internet peut-il contribuer à sauver la planète ?

Gilles Berhault : Très concrètement, on peut éviter des transports, agir ensemble, prévoir, mieux se former, mieux éduquer…

Jusqu’à présent, lorsque l’on imaginer le futur, on le voyait technologique et gris façon « Cyberpunk ». Avec vous, on y met un peu de couleur. C’est une analyse ou un acte de foi ?

Gilles Berhault : Dans la science fiction et la prospective, il y a plusieurs époques. A certaines périodes, on a vision très positive de l’avenir et de la technologie… et pas seulement chez Jules Verne. Orwel ou Damasio nous emportent dans des univers plus stressants. La vraie question me semble être celle du choix. C’est dans les prochaines années que nous devrons faire les choix de la démocratie… -la situation mondiale n’est pas très bonne-, mais aussi des limites technologiques, de la question des nanos et biotechnologies, de l’intégrité du corps humain.

Dans sa préface, Catherine Trautmann vous rend hommage en vous plaçant « parmi les éclaireurs qui ont décidé d'explorer tous les aspects du développement durable » ? Quelles pistes avez-vous justement tracées dans votre livre ?

Gilles Berhault : Effectivement, Catherine Trautmann me fait un beau compliment. Mon approche se veut globale. Le développement durable et les TIC ne sont pas des finalités, des religions. Ce sont des pistes à explorer à fond, et à remettre en cause. Les deux concepts ont beaucoup à gagner à se confronter. L’essentiel reste à faire.

Vous évoquez la journée idéale d’un homme ou d’une femme en 2015. La date n’est pas loin. Pourquoi avoir choisi 2015 ?

Gilles Berhault : 2015, c’est demain… Nous vivons une accélération du temps. Personne ne peut dire sérieusement quand vont arriver les mutations. Personne ne pensait il y a cinq ans que nous serions aujourd’hui 4 milliards à utiliser un téléphone GSM.
C’est une échéance courte et longue. C’est le moment de s’y préparer.

Revenons-en à notre « quotidien de demain ». Sera-t-il vraiment le rendez-vous de tous les possibles ?

Gilles Berhault : Tout est possible, c’est évident. Les technologies sont un gigantesque amplificateur. C’est à nous de choisir. Le pire comme le meilleur.

Quel est votre regard aujourd’hui sur les mondes immersifs et la 3D. Des entreprises commencent à y communiquer et d’autres y réunissent leurs cadres pour économiser billets d’avions et déplacements.

Gilles Berhault : Les mondes immersifs sont d’excellents espaces de pédagogie et de créativité. Il est aussi temps de comprendre que la substitution est possible pour certaines réunions. Mais il va falloir mettre en priorité la diminution des impacts environnementaux de la 3D. La consommation électrique de Second Life est insupportable. C’est aussi la faute des usagers. Il faut savoir tuer son avatar inutile, éteindre ses machines, ne pas envoyer des fichiers vidéo inutilement trop lourds, faire des mailings avec des phot0s et des PDF très lourds…

Au-delà des perspectives que vous tracez, on traverse une crise économique forte. Pensez-vous qu’investir utilement dans les TIC est un moyen de créer une la convergence entre relance économique et développement durable ?

Gilles Berhault : Ce n’est pas qu’une question d’investissement. Evidemment, nous devons faire se rejoindre TIC, développement durable, crise… Mais, il ne s’agit pas que de développer des technologies… plus ou moins propres et vertes. Il y a aussi à faire preuve de créativité sur les modèles économiques, la répartition des richesses. Le droit d’auteur ne répond plus aux réalités d’aujourd’hui.


Propos recueillis par Red-Act (article libre de droits sous réserve de mention de la source)

06:46 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gilles, berhault, acidd, ntic, développement durable, alsace, internet, sauver, la planete | |

25.09.2008

France : 31,5 millions d'internautes

coaching.jpgElle vient de sortir et on l’attendait. L’étude Profiling 2008 vague 1 chiffre le nombre d’internautes en France à plus de 31,5 millions, soit 62,3% de la population 15 ans et plus. Une telle étude confirme en effet le doublement de la population internaute mais aussi l’évolution des usages et des connexions.

Il en ressort ainsi que 93% des internautes se sont connectés depuis leur domicile au cours des 30 derniers jours (84% il y a deux ans) alors que le lieu public ne concerne plus que 6 % des sondés.

Dans la logique de son aspect multi usages, on notera qu’en dehors de la consultation de son courrier, Internet sert désormais prioritairement à la recherche de services (77 %), le suivi de l’actualité (74 %), la communication avec des tiers (57 %) et les loisirs (40 %).

On découvrira l’ensemble de l’étude en cliquant ici , sur le site de Canal Ipsos, et l’on retiendra, entre autres que  les internautes sont de plus en plus nombreux à s’impliquer dans les réseaux sociaux et à utiliser leur téléphone portable pour surfer sur le web. De quoi assurer des beaux jours à l’iphone et ses clones.

17:26 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sondage, internautes, france, ntic, alsace | |